Sorti l’été dernier sur grand écran, l’adaptation des romans de Stephen King, La Tour Sombre, est disponible depuis le 13 Décembre en BluRay. L’occasion de plonger dans un monde fantastique mais le portage sur nos écrans est-il une réussite ? Voici notre billet CinéGeek. 

« Le Jupiter du système solaire de mon imagination ». C’est par ces mots que Stephen King décrivait son oeuvre colossal La Tour Sombre, une série de romans qu’il a mis plus de 20ans à écrire et publier. Forcément, une question nous arrive d’emblée à la bouche : comment un film d’une durée d’1H30 peut-il réussir à repeindre un univers aussi vaste et riche tout en réussissant le coup de maitre d’en garder l’essence ?

La Tour Sombre

La Tour Sombre est réalisé par Nikolaj Arcel, un réalisateur et scénariste danois à qui l’on doit tout récemment l’Ile aux Sorciers ou encore Royal Affaire. Côté casting, on retrouve Matthew McConaughey qu’on ne présente plus, ou encore Idris Elba qu’on a pu voir dans la série Luther. De jolis noms donc en tête d’affiche, et un budget de pas loin de 60 millions de dollars, on se dit que l’équipe s’est donc donnée les moyens de réussir son projet de grande envergure. Le film est le premier d’une série qui devraient voir d’autres suites arrivées au cinéma, mais aussi une série préquelle sur nos petits écrans.

Si vous ne connaissez pas les romans, voici un petit résumé pour vous situer l’histoire de cette fameuse Tour Sombre. On suit donc les aventures de Jake Chambers, un gamin de New-York un peu en marge des autres gosses de son âge. Et pour cause, ce dernier fait des rêves un peu étranges dans lesquels le monde est plongé dans une ambiance apocalyptique. Il voit notamment une grande Tour Sombre ainsi que le dernier Pistolero, alias Roland Deschain. Qui dit héros dit forcément grand méchant, alias l’Homme en Noir, interprété donc par Matthew Mc Conaughey. Celui-ci n’a qu’un seul but : détruire la fameuse Tour. Par un coup du sort, Jake se retrouve plongé dans ce monde et aidera le dernier Pistolero dans son combat sans merci contre l’Homme Sombre. Voilà pour les grandes lignes.

La Tour Sombre

Si les romans de Stephen King avait su plonger les lecteurs dans un monde riche et captivant, hélas l’adaptation sur grand écran n’a pas réussi à nous faire accrocher à son projet. Malgré un début prometteur, on se sent vite un peu perdu dans une adaptation qui sonne creux. En fait, c’est surtout ce que l’on craignait au tout début qui se produit : condenser en 1H30 de film un univers vaste et riche du maitre qu’est Stephen King. Attention, le film est loin d’être une catastrophe en soi, mais on a cette sensation de manque de profondeur, d’avoir effleuré un univers sans avoir eu la réelle chance de plonger dedans. C’est un peu comme-ci Peter Jackson avait voulu faire tenir l’oeuvre du Seigneur des Anneaux dans un format d’une heure trente. Forcément, on aurait eu le même constat un peu amer d’être resté en surface et aussi d’un énorme gâchis. On aurait aimé que le réalisateur s’attarde plus sur les personnage, pour apprendre à les connaitre un peu mieux, pour adhérer à l’univers et avoir envie d’en dévorer la suite ou de se plonger dans les romans. Mais finalement, il n’en est rien. On termine le visionnage en se disant limite voilà c’est fini et on reste assez dubitatif quand à l’arrivée de probables suites sur grand écran.

La note positive vient de la réalisation du film et plus particulièrement des combats. Très dynamiques, ils apportent une touche de divertissement bien venu qui fait du bien à voir. Mention spécial au jeune héros du film, qui réalise une jolie performance et qu’on a hâte de découvrir dans d’autres rôles dans le futur.

On ne le cachera pas, cette adaptation de la Tour Sombre, premier volet du nom, est une déception. L’univers si riche dans les romans est à peine survolée dans ce premier film et on peine à accrocher durant près d’une heure et demi. On espère que les prochains opus seront de meilleure qualité afin de réconcilier les fans de Stephen King avec cette transposition sur grand écran largement en dessous des espérances. Un film à voir, mais pas à revoir …