Après Remember Me et plus récemment Life is Strange, DontNod est de retour avec Vampyr, un RPG saignant ! Une plongée angoissante dans un Londres en plein tourment, voici le verdict de la Potion.

Besoin d’une perfusion ? 

Le petit studio français Dontnod a bien la côte en ce moment. Grâce au succès mondial de Life is Strange, ce dernier est même récemment arrivé en bourse. Des projets plein les tiroirs, les développeurs nous proposent leur dernier titre : Vampyr. Le jeu nous plonge dans la ville de Londres en proie à un véritable fléau : celui de la grippe espagnole. Ce thème nous plonge donc d’emblée dans un univers historique et glauque avec une maladie qui fauchera des milliers de personnes. Histoire de corser un peu tout ça, le studio a ajouté un ingrédient spécial : les Vampires. Un des thèmes déjà beaucoup abordé dans le monde du jeu vidéo ou encore celui de jeu de rôle. La petite touche sympa, c’est le fait d’incarner un médecin, Jonathan Reid, qui se réveille amnésique au milieu de plein de corps … Autant vous dire que l’aventure s’annonce noire, sombre et saignante !

Sauf que notre cher médecin se retrouve dans une situation qui va lui donner rapidement des maux de tête. Ses canines le chatouillent à la vue du sang. Le voilà pris d’une frénésie de se nourrir de ses congénères. Entre la nature qui lui dicte de nouveaux besoins primaires, et son esprit d’homme de science, Jonathan se retrouve déchiré et tourmenté. Pourtant, il va commencer une longue quête pour trouver des réponses, et comprendre pourquoi il a été transformé en Vampyr.

Vampyr

Côté gameplay, le titre a eu la bonne idée de diviser Londres en quartiers. Dans certains, les civils s’y sont calfeutrés pour tenter d’échapper au virus de la grippe espagnole. Dans un autre, il vous faudra survivre et surtout échapper aux chasseurs de buveurs de sang. Bref, l’immersion est totale. On retrouve bien évidemment la patte du studio Dontnod avec un scénario qui fait la part belle aux dialogues où il vous faudra faire des choix cruciaux pour la suite de l’aventure.

Par contre, vous allez aussi devoir vous battre pour survivre, et les combats auront une réelle place dans cet univers aux accents RPG. Par contre, on préfère vous prévenir que cet aspect de Vampyr a été gentiment bâclé. Les combats sont trop nombreux et parfois cela casse un peu l’immersion. Et puis, surtout, on a l’impression de se battre toujours contre le même type de personnes. Dommage ! Vous allez devoir aussi aider la population de chaque quartier en réalisant des missions pour eux, afin de gagner leurs confiances et apprendre des informations bien utiles dans votre quête de vérité. Plus vous allez tisser de lien avec les habitants, plus ces derniers auront une XP élevée. Vous l’aurez vite compris, vous allez pouvoir aider la population, mais vous pourrez aussi les dévorer !!! A vous de choisir entre votre côté monstre ou votre côté médecin … Autant vous dire que on devient rapidement schizo avec ce titre ! L’aspect narratif du jeu est vraiment très prenant, et si vous aimez la lecture, vous apprendrez nombre de détails sur cette période historique bien sombre de la ville de Londres.

Vampyr

Une question d’équilibre … précaire 

L’un des aspects novateurs réside dans le concept de chaos. C’est simple, si vous bouffez trop de PNJ pour assouvir votre soif, le quartier en question sera alors perdu. Avec lui, tous les habitants, mais aussi les quêtes et donc la possibilité pour vous d’avancer dans votre quête de vérité. Il en va de même si vous ne soignez pas la populace assez rapidement, n’oubliez pas qu’à la base vous êtes un médecin …

Les ingrédients classiques d’un RPG sont là : vous allez pouvoir crafter des potions pour vous soigner. Améliorer votre équipement tels que les pieux ou des armes blanches. Pour se faire, il suffira de bien étudier les éléments de décor et de récupérer ce qui pourra vous être utile. Elémentaire mon cher Jonathan, mais efficace !

Côté Game Design, on retrouve là encore la patte du studio, avec une ambiance vraiment particulière. Les décors, les lumières, tout contribue à une ambiance glauque et pesante dans ce Londres ravagée par la maladie. La bande-son est aussi aux petits oignons et on a adoré pouvoir la retrouver en format vinyle !

Un dernier petit mot concernant la durée de vie de Vampyr. Il faudra compter environ une vingtaine d’heures pour terminer le jeu dans les grandes lignes. Ce qui est correct vraiment pour un titre de ce calibre.

                     

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Fondatrice de Potiondemana.com Amatrice de rpg et de jeux vidéo évidemment, pâtissière à mes heures perdues aussi